Dossier EGIM - Ecole Centrale de Marseille
Introduction

Le 16 mai 2005, le Comité d'accompagnement des Ecoles Centrale a considéré que l'objectif fixé à l'EGIM pour faire partie de l'Intergroupe des Ecoles Centrale était atteint. Il a préconisé que le changement de nom intervienne le plus rapidement possible.

Lire le communiqué officiel

Nous laissons le "dossier EGIM" en ligne à titre d'historique.


Sauf mention explicite, les informations contenues dans ce dossier ne représentent aucunement la position de l'Ecole Centrale de Paris, de l'Intergroupe ou de l'Association des Centraliens.

Après une longue attente, le décret de création de l'EGIM est paru au J.O. début octobre 2003 (voir notre page Presse). Le 21 novembre, le Conseil d'Administration de la nouvelle école a approuvé à l'unanimité l'intégration de l'ESIM au projet.

Cette intégration est essentielle, car l'ESIM constitue un apport essentiel au projet (seule école généraliste du groupe, bon niveau de recrutement, diversité du corps professoral). Elle constitue d'ailleurs la première des 17 recommandations du rapport d'audit.

D'après nos informations, l'entrée 2004 à l'EGIM pourrait se faire par l'intermédiaire du concours commun "Centrale". L'objectif étant que les candidats se situent dans la zone des admissibles au concours Centrale-Supélec.

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Une grande école généraliste d'ingénieurs pour Marseille

Le consensus est général sur ce point. Il manquait à la deuxième ville de France et à la Provence une grande école d'ingénieurs généraliste.

Notre région a un tissu industriel diversifié : chimie bien sûr (la Provence est le premier site chimique et pétrochimique français), métallurgie, matériaux, aéronautique, nouvelles technologies, services... Grandes entreprises et PME performantes ont leur place. La recherche est très présente, avec un énorme enjeu prochain (projet ITER).

Région et industries sont demandeurs d'ingénieurs connaissant bien sûr la technique, mais également le management, la gestion, les relations humaines, ouverts à l'international, capables de s'adapter à des postes différents, dans des sociétés différentes. Bref, des têtes bien faites plutôt que bien pleines.

Nos enseignants ne sont pas plus mauvais qu'ailleurs. Le tissu industriel est présent pour accompagner les formations.

Marseille a une position privilégiée sur la Méditerranée, et est située à moins de trois heures de Paris en train. Nos clients étrangers sont ravis de venir nous voir en Provence.

Alors ?


La genèse

Le projet "GEM"

En 2000, un projet de regroupement de trois écoles d'ingénieurs de Marseille a été initié ("projet GEM" Grande Ecole de Marseille), notamment sous l'impulsion du Général Paul Parraud, ancien Directeur de l'X puis de l'ENSPM :

  • l'ESM2 (École Supérieure de Mécanique de Marseille)
  • l'ENSPM (École Nationale Supérieure de Physique de Marseille)
  • l'ENSSPICAM (École Nationale Supérieure des Synthèses de Procédés et d'Ingénierie Chimiques d'Aix Marseille)

Le Centre de micro-électronique de Gardanne

En mars 2002, la Convention de création du Centre de micro-électronique de Provence à Gardanne a été signée entre les ministères concernés et les collectivités territoriales.

Ce centre dépend de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne, dont il accueillera les élèves ingénieurs. La formation de spécialité en micro-électronique sera assurée par l'ISMEA (Institut Supérieur de Micro-Electronique Appliquée), actuellement dans le groupe ESIM.

Situation de l'ESIM

Le groupe ESIM est donc amputé d'une de ses trois écoles (les autres étant l'ESIM et l'ISBA, Institut Supérieur du Béton Armé). D'où l'idée de le rattacher au projet GEM.

Ceci amènerait au projet la coloration généraliste qui fait défaut ; de plus, la notoriété nationale de l'ESIM permettrait au groupement de dépasser le cadre "marseillo-marseillais". La CCI de Marseille dont dépend l'ESIM est favorable à cette orientation.

La nouvelle direction de l'EGIM

La future école généraliste sera placée sous la direction de Jean-Paul Fabre, directeur de l'ENSPM depuis 2001. Jean-Paul Fabre est ancien élève de l'ENSPM, et était jusqu'alors physicien au CERN à Genève. Une des missions qui lui a été définie lors de sa nomination est d'ailleurs de "participer activement à la création d'une école d'ingénieurs issue du regroupement de plusieurs formations technologiques" [Communiqué de presse sur la nomination de Jean-Paul Fabre à la direction de l'ENSPM].

École Centrale de Marseille ?

Après Lille, Lyon et Nantes, attribuer le label "Ecole Centrale" à cette nouvelle structure marseillaise la ferait immédiatement profiter de la renommée de l'appellation.

De son côté, l'Intergroupe bénéficierait d'une école avec une implantation géographique privilégiée, et améliorerait sa visibilité à l'international.

Une convention est donc signée le 9 décembre 2002 entre le ministère, les directeurs des quatre écoles de l'Intergroupe et les représentants des collectivités territoriales. Signe fort dont la presse s'est fait l'écho. La convention prévoit que l'Intergroupe "effectuera un diagnostic visant à apprécier précisément les conditions du succès et si celles-ci sont remplies, accompagnera le développement de l'école.".


L'audit et le calendrier

L'audit est remis au mois de mai 2003, sous la direction de :

  • Jean-Claude Gentina, directeur de Centrale de Lille
  • Daniel Grimm, directeur adjoint de Centrale Paris
  • Pierre Vaussy, ancien directeur de Centrale Nantes
  • Léo Vincent, directeur adjoint de Centrale Lyon

Il a été établi à partir de documents remis par les 3 écoles constitutives de l'EGIM, de visites sur Marseille des Ecoles et de rencontres avec les acteurs des milieux économiques et industriels environnants (Shell, STMicroelectronics, CEA, etc.).

Il comprend 13 thèmes recouvrant les critères de reconnaissance du label "Centrale" :

  1. L'unicité, l'indépendance et l'autonomie
  2. Le caractère généraliste de la formation
  3. La participation organique des entreprises à la vie de l'Ecole
  4. L'esprit d'entreprise
  5. La culture, les langues et l'international
  6. La politique de recrutement
  7. La politique de recherche
  8. Les relations industrielles : transfert et valorisation
  9. Le statut, les Conseils
  10. Les personnels enseignnts et IATOS, politique de recrutement
  11. L'implantation et la taille de l'établissement
  12. Les logements élèves et la vie associative
  13. L'association des diplômés

Il est favorable à une évolution de l'EGIM vers le label "Ecole Centrale", et donne une liste de recommandations. L'intégration "à très court terme" de l'ESIM étant la première d'entre elles.

Aucun calendrier n'y est donné, mais "Centrale Marseille" ne devrait pas voir le jour avant la rentrée 2005.


Contenu du dossier

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Philippe Rose (79)
Président du Groupe de Provence de l'Association des Centraliens
le 10/11/03

 


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