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Professionnel - Informatique, |
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Compte-rendu du dîner-débat du 7 décembre 2004 Nouvelles responsabilités juridiques de la fonction informatique. Daniel Duthil, Directeur Général du centre d’expertises CELOG et Président de l’Agence pour la Protection des Programmes (APP)
La loi relative à la confiance dans l’économie numérique (LEN), les directives européennes transposées en droit français (informatique et libertés, droit d’auteur…) ainsi que la jurisprudence imposent de nouvelles obligations aux entreprises et par conséquent aux directions informatiques. La réunion du CIET le 7 décembre a réuni le groupement autour de Daniel Duthil, expert juridique des lois liées à l'informatique et la télématique. Éditeur de la revue « Expertise des Systèmes d'Information », il participe à l'élaboration de la norme internationale IDDN qui permet d'identifier les détenteurs des droits d'une oeuvre. Le dîner-débat s'est voulu un point sur les évolutions récentes de la législation dans le domaine informatique, mais aussi l'occasion de répondre à certaines questions délicates que tout le monde se pose aujourd'hui. Mais pour mieux comprendre la législation d'aujourd'hui, il faut mettre en regard les évolutions des techniques durant les dernières décennies et les faits de sociétés qu'elles ont entraînées. C'est ainsi que Daniel Duthil a rappelé qu'avec : Essayons maintenant de résumer ces 40 années par un mot à chaque À la suite de cette rétrospective, il a été l'heure de s'occuper
des questions juridiques dans le monde de l'informatique et de
l'entreprise ! Question n°1 : Contrôle du P2P - le chef d'entreprise est-il responsable ? Il n'est pas responsable de la copie privée, il doit toutefois contrôler un minimum, afin de prouver sa bonne foi. Mais les moyens techniques à mettre en place sont compliqués. Le simple fait de partager est blâmable, parce que l'on devient provocateur du délit. Question n°2 : Comment traiter la correspondance privée ? Il est suggéré aux chefs d'entreprises d'imposer une charte d'utilisation des moyens informatiques de l'entreprise, qui sera une trace de la connaissance des employés des règles mises en place. Tout ce qui est envoyé ou reçu avec l'adresse électronique professionnelle est considéré comme de la correspondance professionnelle. Le salarié peut demander ponctuellement le traitement particulier de certains mails. Mais dans tous les cas, le DSI n'a pas le droit de lire la correspondance (ni personnelle, ni professionnelle), même s'il peut interdire les pièces jointes dans le courrier personnel (espionnage industriel). On peut donc envoyer du courrier personnel depuis le lieu de l'emploi, mais avec une adresse personnelle. Il est ensuite possible de négocier, dans la mesure où l'on considère la notion de proportion raisonnable (cela reste imprécis, toutefois). Question n°3 : Quid de l'utilisation du Web à des fins personnelles ? Que ce soit à des fins personnelles ou de spam, l'entreprise est responsable de tout acte réalisé. Question n°4 : Un correspondant CNIL à la protection est-il obligatoire ? À cette question, la réponse est non. Un tel correspondant n'est pas
obligatoire, il est toutefois conseillé d'en avoir un pour les raison
suivantes : Le responsable reste celui qui décide de la mise en oeuvre du traitement. Question n°5 : A-t-on le droit de posséder des outils d'intrusion ? Cela correspond légitement à une nécessité, pour s'auditer soi-même, par
exemple. Légalement, il faut que l'outil n'ait pour fonctionnalité que
le dépannage. D'où une certaine nécessité d'information. Question n°6 : Doit-on garder les logs ? Oui ! (en entrée comme en sortie)
La durée minimum légale est actuellement de 6 mois, mais cela va passer Question n°7 : Quels problèmes sont soulevés par les brevets logiciels ? - On peut breveter des inventions qui s'appuient exclusivement sur des programmes informatiques. - Ils peuvent permettre de bloquer l'entrée d'un logiciel dans un pays qui reconnaît ces brevets. - Actuellement, des pressions sont exercées sur les groupes de réflexion afin de ne pas les adopter (par exemple, la communauté du logiciel libre). - La case à cochée des formulaires serait brevetée, par exemple. Question n°8 : Qu'est-ce que le droit d'accès ? Conformément à la Loi Informatique et Libertés, une entreprise a le devoir de dire à un usager qui le demandera quelles sont les données qui le concernent qu'elle a en sa possesion ! Question n°9 : Quid du Wifi ? Il est dangereux, au même titre que la clé USB, pour l'inforensique. Il permet l'anonymisation. L'identification se fait par adresse MAC. |