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Dîner-débat du 28 septembre 2005
RFID : Mythes, Réalités et Opportunités Olivier Girard, Associé chez Accenture Les RFID
sont des dispositifs passifs, ne nécessitant aucune source d'énergie
en dehors de celle fournie par les lecteurs au moment de leur interrogation.
Outre de l'énergie pour le marqueur, le lecteur envoie un signal
d'interrogation particulier auquel répond le marqueur. Il se
compose d'une antenne, d'une puce de silicium et d'un substrat et/ou d'une
encapsulation. Il existe deux types de puces. Les puces passives peuvent
êtres lues par une antenne, tant que celles-ci restent à distance
raisonnable, les puces actives peuvent être écrites grâce
à une antenne. La
technologie RFID, qui n’est aujourd’hui qu’au stade du
déploiement dans certaines niches rentables, pourrait par la suite
devenir un marqueur sur tous les objets qui nous entourent et on imagine
aisément le marché potentiel que cela représente. Toutefois,
cette technologie a été « trop markettée »
et subit une image négative du « Big
Brother is watching you » inhérent à
l’unicité de chaque puce. Plusieurs
entreprises ont tenté une première expérience de la
technologie. Wal Mart,
premier distributeur mondial a utilisé des tags RFID sur ses produits
mais s’est heurté aux lobbys américains et a dû
changer de politique. Benetton envisageait d’en équiper ses
vêtements mais l’entreprise devait pour cela s’arranger pour
que les puces soient solubles à la machine à laver. Le
marché des tags RFID est en pleine construction et la question de savoir
à quel niveau les puces sont exploitables se pose actuellement. Comme
toutes ces données constituent une masse d’informations
conséquentes, on conçoit rapidement que d’énormes
bases de données seront nécessaires pour tirer parti de cette
technologie. D’importants acteurs se sont déjà
positionnés sur le marché : Philips, Cisco, etc. Les
avantages du tag RFID par rapport au code barre sont intéressants :
Outre la lecture sans ligne de vue grâce à la technologie radio et
la lecture en masse, il y a également les avantages de
l’unicité de l’identifiant et les mémoires
réinscriptibles dans le cas des tags actifs. Cependant,
un des moteurs de développement restera la législation qui impose
une traçabilité des objets toujours plus fine. Bien que le prix
d’un tag passif oscille entre 5 et 10 centimes d’euros
pièce, les modèles économiques ne sont pas encore
convaincants. Derrière ces tags il faut implémenter un système
de lecture et de gestion des données qui à un coût encore
relativement élevé. De plus, la
technologie RFID n’est pas encore déployable
sur tout le marché mais seulement dans certaines niches où cela
est rentable et peut profiter à l’utilisateur. En effet, la
généralisation des puces RFID dans notre environnement a pour
condition nécessaire d’apporter un avantage au consommateur final
comme par exemple, les pass Navigo
de la RATP utilisant les puces RFID. Pour
conclure, comme pour beaucoup d’avancées technologiques, nous
cherchons des utilités au RFID en tant que remplaçant du code
barre, comme nous l’avons fait avant en n’utilisant
l’électricité que pour l’ampoule en remplaçant
la bougie, les ordinateurs comme des machines à écrire avant
d’envisager de nouvelles possibilités beaucoup plus larges,
variées et intéressantes. Christophe Berly, Option IT, promo 2006 |